| Juillet 2009 | ||||||||||
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Le chat dort dans la boite en carton qui était destinée à recevoir divers papiers et documents. C'est mieux ainsi. J'aime voir le chat dormir dans la boite en carton.
La fenêtre est ouverte. Dehors les ptérodactyles poussent leurs cris lugubres et déchirants. Des passants apeurés s'interrogent et pressent le pas. « Qu'est-ce que
c'est ? Quelle bête peut-elle crier ainsi ? » Ils tournent la tête dans tous les sens, cherchent de leurs yeux inquiets, ne voient rien. Ils se mettent à courir pour fuir la
bête invisible. Ils s'éloignent, disparaissent au coin de la rue. Là-bas, ils n'entendent plus les cris. Peut-être se sentent-ils hors de danger. La bête ne peut plus les atteindre. Ils ont
raison, les ptérodactyles vivent en volières, de grandes cages de fer qui les tiennent prisonniers. Mes voisins sont éleveurs de ptérodactyles, ces lézards volants du jurassique. Ils les
nourrissent de cadavres d'animaux. C'est mon chat qui attrape et tue leurs repas. Et mon chat dort, maintenant, dans la boite en carton.
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